Confessions d’un automate mangeur d’opium


Titre : Confessions d’un automate mangeur d’opium
Auteurs : Fabrice Colin et Mathieu Gaborit
Éditeur : Bragelonne
Genre : Science-fiction

Résumé : Paris, 1899… L’industrie, portée par la force de l’Éther, a révolutionné le monde. Le ciel bourdonne de machines volantes, les automates sont partout qui agissent au service des hommes, hommes qui communiquent entre eux par téléchromos d’un continent à un autre. Dans cette ville moderne où s’ouvre une éblouissante Exposition Universelle, une jeune comédienne, Margo, aidée de son frère psychiatre, enquête sur la mort mystérieuse de son ex-maîtresse et d’un singulier personnage créateur de robots…
Écrites à deux mains par deux jeunes auteurs incroyablement doués, ces Confessions d’un automate mangeur d’opium sont un bonheur d’imagination et de virtuosité littéraire, à découvrir au plus vite.

Mon avis

Une chose à savoir sur moi, c’est que j’aime beaucoup le Paris de la belle époque et une aventure steampunk dans cette ville a tout pour me plaire. C’est donc avec curiosité et impatience que j’ai commencé ce roman.
 
L’intrigue
L’histoire s’ouvre sur une pièce : Margo, jeune comédienne, interprète Juliette dans la fameuse pièce de Shakespeare. Dès les premières phrases, on est happé dans un univers bien particulier et très plaisant. Le premier chapitre est raconté du point de vue de Margo. On découvre une jeune femme au caractère bien trempé avec un petit grain de folie, par lequel on entrevoit ce Paris étrange mais pourtant familier. Après la représentation de sa pièce, elle retrouve son frère Théo, qui sera le deuxième narrateur de cette histoire. En lisant le journal, Margo découvre qu’une de ses amies est décédée. Les conditions de sa mort sont étranges ; Margo soupçonne aussitôt un assassinat. Elle décide d’enquêter, aidée à contrecœur par son frère. Ils découvrent rapidement un lien avec la nouvelle invention des automates intelligents.
Si j’ai bien aimé les premiers chapitres avec la découverte des personnages et la mise en place de l’univers, la suite du roman m’a déçue. En effet, tous les événements se passent trop vite, et certains points de l’histoire ne sont pas assez approfondis. Du coup, je me suis quelque peu détachée du roman.
 
Les personnages
Je me suis très facilement attachée aux personnages, surtout à Théo. J’ai aimé qu’il soit plus dans la retenue que sa sœur, sans pour autant que ça ne l’empêche d’agir quand il le fallait. J’ai également trouvé sa vie à côté de l’enquête plus intéressante, notamment tout le côté psychiatrique et ses inquiétudes sur l’éther. Margo est également mignonne. J’ai beaucoup apprécié son petit grain de folie, un peu moins son inconscience.
Les personnages secondaires sont également notables. Ils ont tous des petites caractéristiques qui les rendent uniques.
Malheureusement là encore, tous ses personnages auraient été encore plus intéressant si l’histoire avait été approfondie.
 
L’univers
Ce que je préfère dans ce genre de roman, c’est l’univers et la façon dont l’imaginaire se mélange au réel. Toutes les technologies qui auraient pu voir le jour lors de la révolution industrielle. Je n’ai pas été en reste dans ce roman et les trouvailles des auteurs sont sympathiques. J’ai surtout bien aimé l’invention de l’éther et toutes les dérives que son utilisation comporte. Ce n’est pas sans rappeler la découverte du radium au début du 20ème, quand il était utilisé dans tout et n’importe quoi sans qu’on se doute que c’était extrêmement mauvais pour la santé. Cette partie là du roman est sans doute ce que j’ai préféré. L’intrigue concernant les automates n’étaient pas sans intérêt non plus, mais plus commune.
 
Pour conclure, j’ai bien aimé ce roman mais suis tout de même un peu déçue. J’ai l’impression qu’il n’a pas atteint son plein potentiel. Je vous le conseille tout de même, car il possède de belles trouvailles.

A propos Edorra 124 Articles
J'ai grandi entourée de livres, films et séries TV. J'adore découvrir de nouveaux univers, de nouveaux personnages et de nouvelles histoires. J'aime aussi en créer par l'écrit. J'ai un grand faible pour les sagas, qu'elles soient fantasy, fantastiques, SF ou historiques.

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